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Format: 15 x 21 cm - 636 pages
ISBN: 2843949033
Les princes et les jockeys - 2 Tomes
Description
À Chantilly, la rencontre entre « les Princes et les jockeys » participe à l’entrée de la société française dans l’ère des loisirs de masse, car les compétitions hippiques, qui s’y organisent, bénéficient très vite d’un grand retentissement dans la société élégante et attirent un public populaire lors du prix de Diane et du prix du Jockey-Club.
L’action conjuguée des élus municipaux, des membres de la Société d’encouragement et des investisseurs parisiens aide Chantilly à atteindre sa dimension de ville. L’émigration de la main d’œuvre anglaise donne son essor à l’industrie du cheval qui investit un quartier, gagné sur les communes voisines et qui se teinte du charme discret d’une architecture de cottage.
La modification de l’économie locale, caractérisée aussi par le retrait de la porcelaine et de la dentelle, n’est pas sans conséquence sur les structures sociales. Au début du XXe siècle, on voit apparaître, à côté de la bourgeoisie des rentiers, une bourgeoisie anglaise issue du monde des courses.
Si la référence culturelle aux Condé ne s’efface pas, c’est grâce au duc d’Aumale qui transforme le château en musée, mais aussi parce que l’hippodrome, projet des fils de Louis-Philippe, fait partie intégrante d’un domaine inaliénable qui conditionne l’extension urbaine. Chantilly, ville du cheval souverrain, est également un nouvel espace d’expérience pour les loisirs de plein air, et de diffusion de la mode parisienne.
En dépit du passage d’une société hipomobile à une société mécanique, le cheval survit dans le monde contemporain, car il s’appuie sur un phénomène sociétal en constante évolution : les loisirs sportifs intégrés à l’économie et à la culture des sociétés urbaines.
L'auteur
Jean-Pierre Blay est maître de conférences à l'université de Paris X-Nanterre où il enseigne l'histoire contemporaine. Membre du laboratoire « Sport et culture », son domaine de recherche porte sur l'émergence des pratiques physiques et la culture matérielle liée au sport. Spécialiste de l'histoire du cheval, il a participé en 2000, avec des historiens du premier Empire, au lancement du magazine « Napoléon Ier », pour lequel il a été chargé d'articles sur la cavalerie. Chercheur associé à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine (IHEAL, Paris-III) et professeur visitant dans les universités fédérales de São Paulo et de Rio de Janeiro, il a publié des travaux sur l'influence française dans l'urbanisme des villes brésiliennes et la place du sport dans la culture urbaine. Sollicité par des entreprises intéressées par l'utilisation de l'histoire dans leur marketing culturel, il a mis l'histoire du sport à la portée du grand public. Il a ainsi réalisé le projet du musée du Sport pour le compte du club de Flamengo à Rio de Janeiro (1998-2000) et a publié une histoire du rugby pour les clubs de Grenoble (2004) et de Biarritz (2005). Le sport comme élément de cohésion et d'évolution des sociétés contemporaines a comme point de départ sa thèse de doctorat sur « Chantilly et le monde des courses », soutenue à la Sorbonne en 1991 et dont « Les princes et les jockeys » (éd. atlantica, 2006) constitue la version actualisée. ou Jean-Pierre Blay est maître de conférences à l'université de Paris Nanterre. Son domaine de recherche porte sur l'émergence des pratiques physiques et la culture matérielle liée au sport ainsi que sur les modifications des structures urbaines qui en découlent. Lauréat du prix d'histoire 2007 de l'Académie française (« Les Princes et les Jockeys, Chantilly XVIIIe-XXe siècle », atlantica), il a été élu à l'Institut d'histoire et de géographie du Brésil (Rio de Janeiro) pour l'ensemble de ses travaux sur l'influence française dans l'urbanisme des villes brésilennes et la place du sport dans la culture urbaine.