atlantica EDITIONS





Prix: 17.00 €

Format: 15 x 21 cm - 256 pages

ISBN: 2843948290

La guerre, camarade !

Description

En Espagne, la guerre civile a été le début de la Seconde Guerre mondiale. En 1936, une majorité d’électeurs espagnols a voté pour le Front populaire. Un général, avec Hitler et Mussolini, s’est opposé au résultat des urnes par la violence.
Les bavards de la Société des nations ont cru trouver une solution avec la non-intervention, convaincus qu’ils allaient gagner en marchandant. Au milieu, les laissés pour compte qui doivent prendre les choses en main. Venant de 52 pays différents, 30 000 jeunes accourent en Espagne décidés à faire quelque chose, bravant le danger... « Ils se levèrent avant l’aube. »
Des dangers il y en a eu pendant la guerre et après la guerre. Il y a eu les balles qui tuent, des paroles et des actes qui nous ont fait très mal.
Des adversaires nous ont maudits, nous l’avons subi avec orgueil. Des amis nous ont dénigrés par jalousie, car nous étions ceux qui osent.
Des « raisonnables » nous en voulaient d’avoir dénoncé le stalinisme avant les autres. Que dire de ceux qui, résidant dans les pays dits socialistes, ont été passés à la moulinette.
Dans le monde des « raisonnables », les précuseurs ont toujours été honnis.

Note de lecture ND (ATLI n° 144) :
La guerre d’Espagne, dite civile, a préludé à la Seconde Guerre mondiale. Contre les forces mauvaises et les gens « raisonnables », trente mille jeunes gens venus de cinquante-deux pays se sont associés au combat pour la liberté.

L'auteur

Né en 1912 à Sofia (Bulgarie) dans une famille séfarade qui a obtenu la nationalité française de Bonaparte, César Covo a suivi sa scolarité dans une école chrétienne. Il arrive en France avec sa famille en 1930. Adhérent au Parti Communiste, il constitue un groupe qui va partir en Espagne et qui deviendra la première brigade internationale baptisée la 11e. Début novembre 1936, Madrid est en danger. Cette première brigade est aussitôt envoyée sans aucune préparation au front. Il est admis que cette brigade a sauvé Madrid. Comme il parle le français, il entre au service de l'état-major de la première brigade espagnole, El Campesino. En 1939-1940, il est mobilisé au 20e DGC de Rambouillet. Après la débacle et l'Armistice, il est démobilisé et reprend la vie de militant dans la clandestinité. Il est chargé de la confection de faux papiers d'identité pour les clandestins étrangers et de dépister des « objectifs » à dynamiter. En 1944, il participe aux combats des barricades pour la libération de Paris. Après la Libération, la section bulgare de la MOI l'intègre à un groupe de militants destiné à épauler le parti de Bulgarie. À Paris, il participe à la création et à la rédaction de l'hebdomadaire « Paris-Sofia ». Il est nommé ensuite fonctionnaire à l'ambassade de Bulgarie à Paris. En 1952, il épouse une Française, rompt avec le parti et l'ambassade, s'établit artisan imprimeur et se dédie à l'éducation de ses trois enfants. Il est de ceux qui ont dénoncé la dérive stalinienne avant les autres.